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Pourquoi faire un logo en temps de crise ? #opérationRésilience – Graphisme & interactivité

Vous l’avez peut-être vu passer dans l’actualité, ce logo mis en ligne par l’État Major Français (présenté sur twitter) vient présenter et marquer visuellement l’opération Résilience.

L’opération Résilience est une opération militaire menée par l’Armée française sur son territoire national à partir du 25 mars 2020, dans le contexte de la pandémie de Covid-19 en France. Dans ce contexte, les Forces armées sont mises à contribution, notamment avec l’élément militaire de réanimation (EMR) installé à Mulhouse, mais également avec le dispositif d’évacuation médicale aéroportée « Morphée » ou encore le porte-hélicoptères amphibie Tonnerre qui évacue les malades de la Corse vers Marseille.

Bref, lors de cette présentation le président de la République, Emmanuel Macron a annoncé 25 mars la création de l’opération Résilience. Un mot fort qui aborde la question du rétablissement après un choc (physique, émotionnel, psychologique, etc.). S’en est suivi de la présentation de ce logo (qui n’en est pas réellement un, mais on le verra plus bas)

Structure du visuel

Comme l’opération Résilience dépend du Service de santé des armées, de l’Armée de terre, de l’Armée de l’air, de la Marine nationale et de la Gendarmerie nationale, on retrouve la symbolique graphique de la terre, de la mer et de l’air (avec les lignes qui remontent), puis des couleurs du drapeau tricolore : bleu, blanc rouge.

On peut aussi imaginer que ces lignes représentent la stabilité, la secousse, et l’envol… Qu’en pensez-vous ?

Ensuite vient s’ajouter la symbolique de l’hexagone français (au cas où nous aurions eu un doute) et deux lignes rondes, courbes, comme deux mains qui viennent protéger, englober cette sphère.

Une forme assez commune pour montrer la protection, comme en témoigne ces logos et visuels (trouvés en ligne) présentés ci-dessous.

Le visuel au final, une fois accompagné de sa typo, de ses couleurs, de sa forme circulaire, devient assez fort, autonome aussi, comme un autocollant ou un patch pourrait l’être : multi-supports.

Quelques réactions

Comme souvent en matière de logo, les commentaires sur les réseaux sociaux ne se sont pas fait attendre sur ce visuel :

  • « Pas très accessible en terme de couleur »
  • « Seuil de lisibilité j’écrirai ton nom en petites lettres ! »
  • « Quelle horreur. »
  • « “Résilience” de quoi ?? Et ils en ont même fait un logo… Le petit génie du marketing ne pourrait pas aller cueillir des fraises, plutôt ? Je n’en peux plus…»
  • « Nous sommes sauvés ! L’opération Résilience a un logo ! Bon, sinon, on n’a pas de masques, pas de combinaisons, pas de tests, pas de chloroquine, pas de respirateurs.. »
  • « Qui a validé ce logo ? #OperationResilience #resilience #photoshoppourlesnuls »
  • « Petites questions: combien a coûté la création de ce joli logo? Cet argent n’aurait-il pas été mieux employé à acheter des masques pour les soignants? #Macron #resilience »

Moi-même je me questionnais sur la raison d’un tel logo en temps de crise…

Ce logo n’est pas un logo

Et là où est la maladresse c’est qu’en réalité, il ne s’agit pas d’un logo, il s’agit… d’un écusson de l’armée. En effet, l’armée, pour ses différentes missions réalise depuis plusieurs années des écussons qui viennent rassembler, identifier et créer de la cohésion avec les soldats et leur mission. Voici ci-dessous quelques écussons issus des opérations Chammal, Barkhane, Serval, etc.

Ces écussons ne sont donc pas des logos destinés à être placardés sur des affiches, des t-shirts, des sites Internet et à être réemployés par d’autres structures. Ces écussons sont des visuels liés à une missions et ne servent pas à convaincre le grand public d’un quelconque intérêt.

Un logo en temps de crise ?

Un regard sur le visuel de l’Opération Résilience est donc à avoir avec beaucoup de recul, cependant, la question que je me pose et que je souhaite vous poser, en dehors de cet écusson, est la suivante : à quoi cela servirait de faire un logo en temps de catastrophe ? Le gouvernement, pour faire passer des projets politiques utilise souvent le marketing (avec beaucoup « d’éléments de langage » comme ils disent) comme par exemple :

  • la loi Hadopi qui avait un logo et une charte graphique (souvenez-vous),
  • le projet « Emplois d’Avenir » sous Hollande avait lui aussi un logo (et quel logo…)
  • et bien d’autres logos ne sont pas là pour soutenir des lois ou des projets mais sont plutôt des logos d’institutions (voir cet article à ce sujet)
  • Enfin, il y a la « marque d’état » à savoir, la charte graphique du gouvernement qui a été mise en ligne il y a peu de temps.

Bref, quel serait l’intérêt d’un logo en temps de crise ? Pour rassembler la nation ? Les citoyens ? Pourquoi pas plutôt une affiche ? Une illustration ? Une chanson ? Une photo ? Un geste symbolique (applaudir à sa fenêtre à 20h) ? Un logo est là pour porter le message d’une entité, la faire voyager, marquer la présence de cette entité, rappeler qu’elle existe et faire comprendre son identité.

Cela semblerait donc totalement hors-sujet que l’état propose un logo de crise pour la sur-signifier dire que la crise est bel et bien là, qu’il faut s’en rappeler. Ou alors, serait-ce encore du marketing pour nous faire faire d’autres choses ? Aura-t-on droit à un logo pour les mesures d’austérité qui débarquent ?

Gardons l’œil ouvert. Les deux même.




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les projets en temps de Coronavirus #Covid-19 – Graphisme & interactivité

J’espère que vous allez bien, que vos familles et proches aussi. Ici, en cette période de confinement, je travaille (même si beaucoup de clients ont annulé leurs projets), j’en profite pour approfondir mes lectures, pour peaufiner ce plugin, et je tente comme depuis des années de me diriger vers un avenir un peu plus résilient.

Bref, je ne suis pas le seul, et avec la pandémie gravissime que nous traversons, j’ai cherché un peu sur Internet, sur Twitter et via quelques contacts, les projets de designers, d’artistes, de makers, en lien avec le coronavirus. L’idée n’étant pas de dire « ils vont nous sauver », mais si, modestement, certains de ces projets peuvent aider à moins souffrir, à se changer les idées, à œuvrer à une action d’amélioration d’habitabilité du monde (et on en a bien besoin en ce moment), ils méritent qu’on en parle.

Le masque de Décathlon

La nouvelle a fait le tour du web, avec le masque « Snorkeling Easybreath » de Décathlon (qui sert habituellement à faire de l’observation en eaux peu profondes), il est possible de faire un masque respiratoire pour les hôpitaux en y ajoutant un petit dispositif réalisé grâce à une imprimante 3D. Ce masque intégral a la particularité de couvrir l’ensemble du visage des plongeurs et permet de respirer dans l’eau par le nez et par la bouche.

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Le jeu de la grenouille

Réalisé par Eline Snel et inspiré de son livre « Calme et attentif comme une grenouille », voici un jeu de l’oie version grenouille ! Il suffit de télécharger l’illustration, de prendre un dé et d’appeler vos enfants 😉 Les cases sont l’occasion de faire des petits exercices d’attention, de relaxation ou d’empathie. Il y a beaucoup de projets mis en place pour les enfants (notamment pour France4 qui met en place des cours pour les enfants) mais celui-ci m’a tapé dans l’œil 🙂

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Ouvrir les poignées de porte avec son coude

Toujours dans la famille « impression 3D », voici un projet qui sert à ouvrir les poignées de porte avec son coude. Ce genre de dispositif est très utilisé dans les hôpitaux mais jamais à domicile. En effet, les professionnels de la santé ont clairement indiqué que l’une des meilleures façons de rester en bonne santé est d’éviter de toucher, avec ses mains, les surfaces publiques, telles que les poignées de porte. Les poignées de porte sont parmi les objets les plus infestés de germes dans les maisons, les hôpitaux, les usines, les maisons de retraite, etc. et ces germes peuvent facilement pénétrer dans votre corps si vous touchez votre visage après avoir ouvert ou fermé les portes avec vos mains.

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Le masque NanoHack à imprimer en 3D

Les hôpitaux du monde entier sont en manque de masques N95 (et FFP2, FFP3, etc.) et l’objectif de ce projet est de proposer une réponse à ce problème de manière économique, rapide et décentralisée grâce à la conception distribuée et non propriétaire. Ce masque, une fois imprimé vous permettra ensuite d’y ajouter un système de filtration et un joint d’isolation afin de pouvoir l’utiliser et le distribuer à ceux qui en ont besoin.

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Un masque anti-projection pour les yeux

Encore un masque, mais cette fois-ci, un masque anti-projection qui permet de protéger les yeux. Le design de ce projet est très simple et sa fabrication aussi. Son objectif ? Proposer un système de protection oculaire pour les personnels de santé.

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Le coronavirus tricoté (pour se détendre)

En cette période de stress dû à l’épidémie de COVID-19, voici un projet pour soulager le stress et la peur. La distanciation sociale et l’auto-quarantaine peuvent commencer à devenir ennuyeuses… alors pourquoi ne pas passer un ou deux heures à réaliser soi-même son propre coronavirus en laine ? Une fois réalisé, la conceptrice de ce projet nous invite aussi à nous en servir comme de poupée vaudou ! Chaque fois que vous êtes stressé ou frustré par cette situation : plantez-y une épingle !

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Le coronavirus expliqué aux enfants

Les enfants se questionnent eux aussi sur ce virus, cette pandémie, sur pourquoi il faut rester à la maison.. Ainsi, une très belle initiative signée par Élise Gravel vous permet d’échanger avec les enfants à ce sujet via une petite bande-dessinée.

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Un kit d’affichage pour soutenir le service public

En France, on a des graphistes fabuleux, et Gérard Paris-Clavel en fait partie. Il œuvre pour les luttes sociales depuis de nombreuses années en donnant des mots et des images aux causes sociales, engagées et engageantes. Pour soutenir le Service Public, il a créé ce kit de fenêtre à imprimer… Ça reste plus longtemps que les applaudissement à 20h.

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Une boîte en plexi pour intuber sans risque

À Taiwan, Lai Hsien-yung (賴賢勇), anesthésiste du Mennonite Christian Hospital à Hualien, a imaginé ce cube en acrylique (marche aussi avec du polycarbonate) pour diminuer drastiquement le risque de transmission du virus lors de l’intubation endotrachéale des patients. C’est simple, efficace, ça peut être fabriqué en environ une demi-heure pour une cinquantaine d’euros. On remarquera les deux trous dans la vitre qui permettent de laisser passer ses mains tout en étant protégé.

source du projet


Un projet (fictif pour l’instant) de

Les architectes italiens Carlo Ratti et Italo Rota se sont associés au studio d’ingénierie Jacobs et au studio numérique Squint / Opera pour concevoir cette capsule de soins intensifs dans un conteneur de transport. L’objectif de ce conteneur-unités de soin est de délester un peu les hôpitaux luttant contre la pandémie de coronavirus. L’objectif est qu’ils puissent être rapidement déployés dans des villes du monde entier, répondant rapidement à la pénurie d’espace et à la propagation de la maladie. Le prototype est en cours de construction dans un hôpital de Milan. Affaire à suivre donc.

source du projet


Un respirateur artificiel… en bois !

Un groupe de concepteurs espagnols tente à son tour de soulager la crise des ventilateurs qui servent aux patients atteints du Covid-19. Ainsi, ils ont développé une machine ultra-simple qui utilise un moteur d’essuie-glace de voiture pour transformer une poche de réanimation manuelle en aide respiratoire automatisée. La machine peut être fabriquée en quatre heures par une personne non formée, en utilisant des matériaux simples comme le bois, l’acrylique ou l’aluminium. «Vous n’avez pas besoin d’outils spéciaux. Tout ce dont vous avez besoin, c’est d’une scie », explique Lluís Rovira Leranoz, l’un des créateur du projet OxyGEN.

accéder à la source du projet

Et pour la suite ?

Vous l’aurez compris, j’ai fait une sélection et je n’ai volontairement pas montré les détournements de logos des grosses entreprises, les gens qui vendent des t-shirts et des badges sur le Coronavirus, les milliers de blagounettes diffusées sur les réseaux sociaux, les journaux de bord de personnes bourgeoisement confinées, etc. tout ceci est un peu hors propos à mes yeux.

Un peu comme si, en tant de crise, les soignants soignaient, les journalistes allaient sur le terrain, les photographes offraient un regard sur le monde, les boulangers nourrissaient la population et les designers… divertissaient les gens et les faisant marrer. On vaut mieux que ça non ? 😉 Évidemment, si vous avez des projets intéressants à partager, les commentaires sont ouverts pour cela !

Sachez qu’iil y a aussi énormément d’appels à projets (sanitiser design competition, appels à solutions innovantes, hacking health camp 2020, j’en passe…) sur lesquels vous engager.

Aussi, certaines personnes (étudiants en design, designers, etc.) m’ont aussi écrit pour savoir ce qu’elles pouvaient, ce qu’elles devaient faire faire. Elles n’avaient pas trop de travail et voulaient se rendre utile. Tout d’abord, dans cette question, j’y vois une occasion de se rendre utile, pour les autres, sincèrement, et pas pour se faire mousser sur les réseaux sociaux. Tout ça, simplement, sans technologie, sans surplus de moyens… Ensuite, j’y vois aussi une occasion de questionner son rapport à soi, son rapport à son utilité aux autres, son utilité au monde (je parle de tout ça ici) et son rapport au temps aussi : beaucoup retrouvent cette sensation de « temps long » et avouent qu’ils n’arrivent pourtant pas à être « productifs ».

Comprenez : « Chic, je suis confiné pendant 2 mois chez moi ! Vite vite, je vais apprendre le violon, le Python, écrire un livre, en lire cinq et faire tous ces projets dont je rêve depuis des années mais pour lesquels je n’ai jamais pu consacrer une après-midi ». De quoi se rendre compte qu’on n’y arrivera pas, de quoi se rendre compte surtout que beaucoup d’entre nous gèrent déjà leur travail, mais aussi leurs enfants à la maison, leur foyer, leur couple, leurs parents, leur maladie, leurs angoisses, leur fatigue de l’année… (certains viennent aussi d’installer Animal Crossing, bon courage ;-)) Ne culpabilisons pas de ne pas tout faire ni de ne pas inventer ce projet génial qui va endiguer le Coronavirus et rassurer les gens.

Enfin, essayons de prendre conscience que ce « temps long » imposé est peut-être finalement une bonne chose. Qu’on pourra peut-être en garder un peu, garder ce rythme, garder cette décroissance, cette vie parfois un peu plus simple. Pensons à tous ces achats qu’on ne fait plus, tous ces voyages en avion qu’on ne prend plus, toutes ces photos Instagram de sa vie passionnante qu’on ne poste plus, mais aussi ces liens familiaux que l’on ressert, ces choses que l’on fait de ses propres mains, ces moments de calme à écouter les oiseaux en ville…

Bref, essayons.




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[plugin] Qui possède les médias que nous lisons ? – Graphisme & interactivité

Il y a peu, j’ai créé un petit plugin pour les navigateurs Firefox et Chrome afin de savoir à qui appartiennent les grands médias que nous lisons. C’est assez minimaliste, pas trop intrusif ni « orienté ». Avec cela, je me dis qu’on pourra mieux savoir qui sont des personnes comme Xavier Niel (qui possède notamment LeMonde), la famille Dassault (qui possède notamment Le Figaro), François Pinault (qui possède notamment LePoint), ou encore la famille Mohn (M6, RTL, etc.)…

Évidemment, cela va sans dire que le fait qu’une personne soit actionnaire majoritaire dans un média ne fait pas que les journalistes sont à la solde de cette personne. Cela est une évidence, mais je suis sûr qu’il est bon de le rappeler 😉

→ télécharger le plugin pour Firefox

→ télécharger le plugin pour Google Chrome

Présentation

📰 Chaque jour nous lisons la presse en ligne. Via un lien, un tweet, un message publié sur Facebook. Tout cela nous influence et nous fait comprendre le monde avec un certain regard.

🔍 Mais savons-nous à qui appartiennent les médias que nous lisons ? Moi, je ne le savais pas, c’est pourquoi j’ai créé ce plugin.

💰 Une fois installé, ce plugin permet de savoir qui est l’actionnaire majoritaire qui possède financièrement le média en question.

👀 Sur chaque nom, il y a un lien vers la page Wikipedia de l’actionnaire afin de mieux le connaître.

Exemple

Ce plugin, je l’ai développé avec Léo, mon ami et développeur de toujours, je tenais donc à le remercier et le féliciter à nouveau, ici, publiquement ! On s’est basé sur les sources du Monde Diplo (on en parle sur notre Github)

Pour la suite : n’hésitez pas à me faire des corrections, à me dire quel médias ajouter (avec son actionnaire majoritaire évidemment). Tout ceci est bien évidemment perfectible et je suis preneur de vos retours, comme toujours 🙂

→ télécharger le plugin pour Firefox

→ télécharger le plugin pour Google Chrome


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Mon nouveau portfolio pour 2020 – Graphisme & interactivité

Cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas mis le nez dans mon portfolio qu’il m’a fallu faire un reboot ! En effet, aujourd’hui, totalement engagé et avec pour outils le design, je publie principalement mes projets sur Design & Human. Mais voilà, à côté de ce travail de design, je donne des conférences, j’enseigne, j’écris, j’anime un podcast, et plein d’autres activités assez nombreuses, toujours en lien avec le design et l’engagement social, environnemental, citoyen.

J’ai voulu donc tout rassembler sur un même site, et plutôt que de le surcharger, je l’ai créé sous forme d’un hub à découvrir : https://GeoffreyDorne.com

Pour la petite anecdote, ce site, c’est le tout premier nom de domaine que j’ai eu de ma vie, c’est même mon père qui me l’avait offert pour Noël, il y a 15 ans maintenant.

Bref, je vous laisse vous promener, la peinture est fraîche, et vous pourrez retrouver une sélection de 15 ans de projets (dans la partie archives), mon CV que j’ai refait, ma biographie, mes coordonnées, mes conférences, le podcast Hackstock que j’anime mais aussi le site de Design & Human et bien d’autres projets de design que je mène de front (même mon CV, je n’en avais pas refait depuis au moins 8 ans)

→ https://GeoffreyDorne.com

En tous les cas, si vous avez besoin de mes services pour de beaux projets de design graphique et numérique, n’hésitez pas à me contacter sur [email protected] !


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« La liste des formations et des agences en design éthique » – Graphisme & interactivité

Il ne se passe pas une semaine où j’échange avec un étudiant qui souhaite poursuivre ses études en faisant du « design éthique » et qui me demande si je connais des formations et des agences en « design éthique ». Et chaque fois, je réponds plus ou moins la même chose. Alors, je me disais que cela pouvait peut-être en intéresser certains que je vous partage cette réponse en 5 points que je vais développer ci-dessous.

  1. Il n’existe pas de design éthique
  2. Il n’existe pas de formation en design éthique
  3. Il n’existe pas d’agence de design éthique
  4. Il n’existe pas de designer spécialisé en design éthique
  5. On fait quoi alors ?

1. Il n’existe pas de « design éthique »

L’éthique peut-être résumée de différentes façons mais il y a une définition simple pour comprendre ce que c’est, il s’agit de considérer l’éthique d’une personne comme l’ensemble des principes moraux qui sont à la base de la conduite de quelqu’un (source). Donc avant tout, quand on est étudiant, jeune professionnel (et même vieux professionnel!), peu importe son métier (boulanger, garagiste, expert comptable ou même designer…), on se retrouve parfois à faire des choix moraux : « dois-je faire cette action ? Selon moi, est-elle bonne ? ». Bonne pour qui ? Pour quoi ? Est-ce que je fais toujours ce qui est bon ? Autant de questions qui viennent juste ensuite.

On comprend donc facilement que l’éthique d’une personne, n’est pas parfaitement la même que l’éthique d’une autre. C’est normal et c’est plutôt sain quelque part de cultiver la diversité.

Ensuite, le design est une profession dans laquelle les expertises sont nombreuses : les célèbres designers industriels, les UX/UI, les designers graphiques, les designers sonores, culinaires, d’interface, de jeux, etc. Actuellement, mise à part quelques syndicats et associations qui portent et prônent certaines valeurs, il n’y a aucune éthique commune au design, il n’y a pas de Serment d’Hippocrate du design. Certains designers ont, par exemple pour éthique de :

  • faire les plus beaux packaging pour des bouteilles de soda,
  • d’aider à faire les plus gros profits à une banque en concevant des interfaces de crédits en ligne,
  • faire gagner un candidat politique à une élection en créant ses visuels (affiches, logos, etc.),
  • préserver un parc national et sa biodiversité en postulant dans un service de communication,
  • aider le Gouvernement à affirmer son autorité et créant des outils pour celui-ci,
  • reverser une partie de son argent ou de donner la moitié de son temps gratuitement à des associations pour les personnes sans domicile,
  • partager leur vision de l’ordre et de la morale sur les réseaux sociaux avec des visuels, des articles, etc.
  • etc.

Bref, vous l’aurez compris, il y a tout plein de designers qui font tout plein de choix moraux pour tout plein de raisons différentes avec tout plein d’actions que l’on jugera ensuite, d’un regard extérieur, comme « éthique / pas éthique » selon sa propre éthique.

Ainsi, il n’existe pas de « design éthique », il existe des gens qui font ce métier : les designers, et qui font des choix et agissent en conscience.

2. Il n’existe pas de formation en « design éthique »

Maintenant qu’on a compris que le « design éthique » est une chimère, il faut bien imaginer que si vous vous posez la question de votre propre éthique, à savoir : quels sont vos principes moraux, quelles sont vos priorités d’actions que vous voulez mettre en place dans votre vie : alors, la formation qui vous permettra d’atteindre cette éthique sera différente d’un étudiant à un autre étudiant.

Imaginez par exemple que vos considérations éthiques vous dirigent vers le fait d’employer votre temps de vie humaine à être designer et réduire les inégalités alimentaires dans votre pays. Vous allez peut-être étudier le design culinaire, ou alors le design des transports, ou alors le design et l’agroalimentaire, ou alors le design de permaculture… Vous choisirez donc votre formation comme un véhicule qui va vous permettre d’atteindre ce pourquoi vous voulez œuvrer.

Un autre exemple : imaginez que vos considérations éthiques de jeune designer vous dirigent à œuvrer à réduire les inégalités économiques entre les gens d’un pays, vous allez peut-être vous former à l’économie, à la finance, au design des collectivités territoriales, etc. Là encore, votre formation sera un véhicule qui viendra mettre en lumière votre projet.

Et cela vaut pour tout : la vie privée, la protection de l’enfant, la défense animale, l’éducation, les catastrophes naturelles, l’habitat, les maladies chroniques, rares, les réfugiés, la préservation de l’environnement, etc. (plein d’idées sur le MIT Global Challenge).

Bref, si vous vous demandez quoi faire comme études, après un BTS, une licence, un DSAA ou un Master en design, vous l’aurez compris là aussi, la formation qui pourrait être bonne pour votre éthique d’étudiant en design, c’est celle qui vous permettra d’avancer et de vous rapprocher de votre dessein, de ce à quoi vous souhaitez mettre votre courage, votre énergie, vos idées et vos idéaux au travail.

3. Il n’existe pas d’agences en « design éthique »

Qu’est-ce que ce serait une agence éthique ? Selon votre éthique ? Selon son éthique à elle ? Par quoi est mû une entreprise ? Le profit ? Les designers, n’ont-ils d’autre choix que de travailler dans une entreprise ? Souvent, les étudiants me dressent un portrait assez douloureux et sombre de leur vision du marché du design. Je cite :

  • que les grandes entreprises, ça n’est pas éthique car elles sont ultra-capitalistes, qu’elles font du profit leur principale direction, qu’elles exploitent au choix : les salariés, les ressources naturelles, la crédulité des gens, la vie privée des gens, etc.
  • que les start-up, ça n’est pas éthique, car l’objectif d’une startup c’est de créer de la spéculation financière basée sur une très forte croissance économique, basée elle-même sur une levée de fond. Donc que tout est fictif et que l’objectif des fondateurs est de revendre le plus vite au plus offrant.
  • que les agences de design sont souvent au service des entreprises pour faire leur communication, leur publicité, vendre des produits dont personne (ou peu de gens) ont besoin… donc que c’est vain, c’est de la déco, ça n’est pas toujours « utile ».
  • que les collectivités publiques, territoriales, les structures de l’État sont à la solde et ou dépendent du gouvernement en place, et ils ne peuvent pas faire grand chose, se perdent dans des débats administratifs et des réunions dans lesquelles rien n’abouti.
  • qu’ils ne sont pas capables d’être freelance / indépendant car il faut de l’argent, ça fait peur, ils n’ont pas été formé pour ça et c’est très précaire.
  • que les ONG, associations, etc. qui seraient, à leurs yeux, les structures les « plus éthiques » qui soient (qui, selon ce que j’entends, font des choses « bien »), n’ont pas d’argent pour embaucher des designer…

Ce sont vraiment des échanges et témoignages réguliers que j’ai de la part d’étudiants de tous horizons et qui sont souvent désemparés par la suite à donner à leurs études.

Bref, si vous cherchez une agence qui fait du « design éthique », essayez de voir déjà comment la structure pour laquelle vous souhaitez travailler gagne de l’argent : « follow the money » comme on dit. Ensuite, jetez un œil à ses clients, sont-ils eux aussi « éthiques » selon vous ? Ensuite, vous pouvez aussi jeter un œil à la mixité dans l’entreprise, aux salaires, à la masse de stagiaires, aux idées politiques des dirigeants, à leur vision du présent et de l’avenir (techno-centré, libéral, social, etc.), aux propos tenus (publiquement sur les réseaux sociaux par exemple) par les designers et les personnes de l’entreprise ou si l’agence se pose des questions environnementales et agit en connaissance de cause, etc.

La liste de vos critères peut être très longue et au final vous vous demanderez peut-être dans la longue liste des agences de design francophone (par exemple) si Ratio est plus éthique que Vraiment Vraiment qui serait plus éthique que Spintank, plus éthique que Publicis, plus éthique que Liip, plus éthique que Upian, plus éthique que Fcinq, plus éthique que TBWA, plus éthique que Ova Design, Skoli, La Formidable Armada, User Studio, les Sismo, etc. etc.

4. Le « design éthique » n’est pas une spécialité professionnelle

On ne se spécialise pas dans le « design éthique » comme on se spécialise dans le design de luminaire ou d’interface. Toute sa vie, d’étudiant, de diplômé, de jeune adulte, de professionnel on se retrouve à faire des choix personnels, professionnels, on se retrouve à avoir des passions, des sujets qui nous révoltent, des rencontres qui nous font comprendre des choses politiques, sociales, environnementales, des sujets qui nous touchent, nous blessent, des injustices que l’on souhaite combattre, etc. Et toute sa vie, on va justement, de façon plus ou moins consciente, se forger une approche et un regard éthique. On décidera donc, à partir de là où on est, de se diriger vers là où on veut. Ça paraît simple dit comme ça, mais c’est un cheminement personnel très fort à mes yeux.

Si vous voulez faire de votre vie et donc de votre métier, une vie dirigée vers les plus démunis, vers la préservation de l’environnement, vers la protection animale, ou vers tout autre sujet… ce seront :

  • vos questionnements personnels qui forgeront votre éthique
  • vos choix personnels qui forgeront votre éthique
  • vos actions personnelles qui forgeront votre éthique
  • vos prises de paroles qui forgeront votre éthique
  • vos choix personnels et professionnels qui forgeront votre éthique
  • et bien d’autres choses encore.

Et qu’importe les formes de design que vous créez aujourd’hui, ce sont vos choix et vos actions qui décideront que vous ferez du design avec votre éthique.

5. On fait quoi alors ?

Au final, la question de fond que je perçois, quand certains étudiants me demandent la liste des écoles et des agences en « design éthique » est la suivante : « Je cherche à faire le bien avec mon métier, comment puis-je faire ? ». En effet, ces étudiants constatent que le design fait beaucoup de tort dans beaucoup de domaines (inégalités, colonialisme, publicité, mensonge, destruction de l’environnement, etc.) et se demandent comment ne pas contribuer à tout ça avec leur métier.

Soit on change de métier, on devient médecin, agriculteur… que sais-je encore ? Soit on fait l’état de ses compétences, de ses outils, et on essaye de les utiliser intelligemment, de façon parcimonieuse, avec efficacité, légèreté et poésie pour œuvrer sur le monde au travers de sa propre éthique.

Il faut donc pouvoir savoir quels sont ses propres principes éthiques. Quelles sont ses compétences aujourd’hui et celles que l’on souhaite acquérir pour aller dans le sens que l’on souhaite. À partir de là, il sera peut-être plus aisé de faire de son métier un outil d’émancipation, un outil d’indépendance intellectuelle, un chemin vers le fait d’être responsable (« qui doit répondre de ses actes ») et adulte… et ne pas attendre qu’une formation ou une agence nous livre de l’éthique sur un plateau comme si cela était un énième service que l’on achète.

Au final, l’éthique, c’est un peu comme le design : c’est un outil et ça se forge.


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Ma boutique d’aquarelles est en ligne :) – Graphisme & interactivité

Ma boutique d’aquarelles est en ligne 🙂 – Graphisme & interactivité

Il y a deux ans je commençais un challenge créatif : réaliser une aquarelle par jour et la publier sur mon compte Instagram ! 365 aquarelles plus tard, mon challenge était terminé et j’ai pu me calmer un peu sur ce rythme effréné !

Aujourd’hui, après de nombreuses demandes d’achat de telle ou telle de mes créations, j’ouvre une boutique en ligne où je vends mes aquarelles originales !

La boutique → https://geoffreydorne.bigcartel.com/products

J’ai classé toutes les créations en différentes catégories :

Chaque original est signé, daté et bien protégé ! Quelques-unes de mes aquarelles sont déjà vendues, mais il reste une petite centaine de créations. J’en ajouterai peut-être d’autres avec le temps… 🙂

Si ça vous intéresse, la boutique est par là → https://geoffreydorne.bigcartel.com/products







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Comment réutiliser vos anciens ordinateurs portables ? – Graphisme & interactivité

Depuis longtemps, et bon nombre d’entre-vous comme vous j’imagine, j’utilise un ordinateur portable pour travailler. Mais voilà, après 5, 7 ans, mon ordinateur parfois réparé deux ou trois fois, décide de rendre l’âme (carte mère qui est morte, écran qui dysfonctionne, etc.). Alors j’en rachète un, et je stocke l’autre en attendant de trouver quoi en faire.

Ça pollue, ça consomme, ça crée des matériaux inutiles que l’on stocke chez soi. Alors en voyant cette vidéo, j’ai découvert pas mal de petites choses intéressantes que l’on peut faire avec les composants d’un ordinateur portable. Et tout ça en récupérant notamment :

  • les LEDs,
  • l’écran
  • les ventilateurs,
  • les haut-parleurs
  • le micro,
  • la caméra,
  • le disque dur,
  • la batterie au lithium,
  • etc.

Au final, quelques idées de déco, d’autres plutôt pratiques ou décalées. Mais cela me rappelle qu’il faut se forcer à regarder sans cesse les choses qui nous semblent obsolètes autour de soi pour se demander, d’une créative manière : « Comment puis-je détourner cet objet ? Le réparer ? En faire autre chose ? » ?

Dernier exemple en date de mon côté, j’ai récupérer un vieux sac en cuir, j’ai décousu l’intégralité, récupéré le cuir, le fil, les boutons, etc. Et avec une partie du cuir et du fil, j’ai fabriqué cet étui de couteau. Avec le reste, je me ferai peut-être une pochette pour protéger mon disque dur externe. Toutes ces actions, permettent à mes yeux, d’apprendre des nouveaux procédés (je n’avais jamais travaillé ni pensé le cuir auparavant), de recycler des objets, de faire que votre environnement soit à vous, adapté à vos besoins, vos usages, « customisé » par vos soins et donc qu’il soit unique et choisi.




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Wedesign Museum : l’exposition des tendances oubliées

 

Pour comprendre les tendances actuelles du web design, il est important de se forger une culture web design.

Et pour développer cette culture, quoi de mieux que de revoir certaines pépites de l’époque ? Si vous débutez dans le domaine et que vous n’avez pas connu les sites en tableau HTML (quel bonheur), le site Webdesign Museum est fait pour vous.

Sorte d’exposition en ligne, vous y trouverez plus de 1600 sites web réalisés entre 1991 et 2006.

Timeline, sélections à thème et vidéos de sites Flash.

Webdesign Museum tire son épingle du jeu par rapport à d’autres sites du genre, en proposant d’intéressantes timeline de sites de grandes marques comme Microsoft, Apple, Adobe, Coca-Cola, Amazon, BBC, HP, Lego et j’en passe.

Vous y trouverez également des compilations à thème comme des sites de groupes de musique, des sites mauvais ou complètement ratés.

La suite de l’article ici Lien de la source

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Les drôles illustrations 3D d’Emmanuelle et Julien

Coup de cœur pour le travail d’Emmanuelle & Julien, duo de réalisateurs basés à Paris.

Pour les deux créatifs, tout a commencé lors de leur rencontre à l’école. Après leur diplôme et différentes expériences en solo, ils decident quelques mois plus de tard de se réunir pour travailler ensemble. Assez silencieux sur le web depuis 1 an, le duo travaille notamment avec Ubisoft et pour de nombreuses agences de le cadre de campagnes mondiales.

Les travaux d’Emmanuelle & Julien sont à suivre absolument si vous appréciez le design 3D bien léché et les personnages à la bouille attachante.

Retrouvez quelques réalisations de toute beauté dans la suite de l’article :

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11 polices gratuites à télécharger (janvier 2020)

Nouvelle année rime aussi avec nouvelle sélection de polices de qualité. Pour assouvir votre soif d’inspiration, découvrez une nouvelle sélection de 11 polices typos à télécharger.

La généreuse communauté mondiale de graphistes et créatifs mettent à disposition leurs réalisations typographique pour en faire profiter le plus grand nombre. Attention toutefois avant d’utiliser une police pour un projet commercial : vérifiez bien la licence pour vous assurer quelle soit libre d’utilisation dans ce cadre.

La nature même des ressources en perpétuelles évolution, certains fichiers de cette liste peuvent également devenir payants. Qu’une seul chose à faire : trouver la police qui vous inspire et vous lancer dans une nouvelle création !

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