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Typologie, un nuancier typographique – Graphisme & interactivité

Pierre-Yann Lallaizon, mon ancien éditeur sur Hacker Citizen m’a contacté il y a plusieurs mois pour me parler d’un projet ambitieux : créer Typologie, un nuancier typographique ! Son idée ? Permettre de se faire une idée sur la forme d’une police d’écriture, de choisir une fonte avec un client via un outil papier élégant et pratique ou encore pouvoir réviser ses typos comme l’on révisait, jadis, sur les fiches des Incollables. Bref, vous savez à quel point j’accorde de l’importance aux choix typographiques, visuels, non pas uniquement parce qu’ils peuvent être beaux mais parce qu’ils sont porteur de sens, d’intelligence, de message. Et ça, pour moi, c’est important.

Présentation de Typologie

« À travers plus de cent spécimens originaux, Typologie est une plongée dans le type design français contemporain, dans son expression la plus large, la plus éloquente, la plus hétéroclite. Sous la forme d’un nuancier, le livre met en exergue la pluralité du dessin de caractères en France, porté par des fonderies aux inspirations et compositions multiples, si proches et pourtant si différentes. En cela, ce pantonier de la typo est une porte d’entrée et un passe-droit pour mieux comprendre et connaître la création de polices à la française. »

Présentation vidéo

Le contenu

En dehors d’un objet superbement bien conçu, voici le contenu, riche et foisonnant :

  • Avant-propos, par Pierre-Yann Lallaizon, fondateur du Studio Recto Verso
  • Essai de Philippe Apeloig
  • Essai de Geoffrey Dorne
  • Typographies Serif
  • Typographies Sans Serif
  • Typographies Display
  • Typographies Monospace
  • Typographies Handwriting
  • Typographies Expressives
  • Les fonderies

Comme vous l’avez vu, j’ai l’honneur immense d’avoir été invité à prendre la parole sous la forme d’un court texte parlant de typographie. Mon propos ? Comment la typographie est un outil de lutte contemporaine, j’ai appelé ça « Lutte des casses », j’espère que ça vous plaira 😉

Pour l’instant, le projet est lancé sur une campagne de financement participatif, évidemment, je vous invite à le soutenir directement sur le site de Kickstarter.

Encore bravo Pierre-Yann pour ce beau projet


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3 podcasts aux côtés de Jean-Louis Fréchin – Graphisme & interactivité

Mon ami et camarade de voyage autour du design, Olivier Saint-Léger, a réalisé ces derniers mois, trois entretiens aux côtés de Jean-Louis Fréchin, fondateur et designer de l’agence nodesign. L’idée de ces entretiens est née de la lecture du dernier livre de Jean-Louis « Le design des choses », un ouvrage que j’ai dans ma bibliothèque et que je vous invite vivement à lire tant il y a peu de littérature contemporaine et pertinente sur le design et sa réflexion, en français.

Bref, Olivier Saint-Léger a donc réalisé avec le soutien et la confiance sans faille de Adobe, une série de trois enregistrements, dont un dans lequel j’ai le plaisir d’intervenir pour débattre, réfléchir et échanger avec Jean-Louis. Chaque enregistrement est différent, par son sujet, sa forme, ses participants. On y retrouve aussi Nadége Bide, passionnée et passionnante et le génialissime Étienne Mineur 🙂

Bonne écoute :

Pour vous abonner à la chaîne SoundCloud de Kreat, c’est par ici !




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Comment j’ai sauvegardé «mon Web» sur un disque dur. – Graphisme & interactivité

Au mois de novembre dernier, j’ai entrepris de me créer une sauvegarde de « mon Web » en local, offline, sur un disque dur. Quand je dis mon web, ce sont les médias, outils, savoirs, vidéos, documents, etc. qui comptent pour moi et que j’utilise régulièrement.

Dans cet article, je vais vous expliquer :

  • pourquoi j’ai eu cette drôle d’idée
  • ce que j’ai mis dans cette sauvegarde
  • comment j’ai fait pour récupérer tout un tas de contenu en ligne
  • ce qu’il me reste à faire

J’ai appelé ça « BCKUP » pour Backup (sauvegarde), j’ai dessiné un logo en ASCII et j’ai réalisé toute l’interface avec mes compétences de designer d’interface et designer graphique.

Pourquoi sauvegarder mon univers numérique sur un disque dur ?

Prendre des jours et des semaines pour sauver du contenu en ligne sur un disque dur, il faut que ça en vaille la peine. Alors pourquoi faire cela ? Mes réponses sont nombreuses, très personnelles et évidemment toutes complémentaires :

  1. Ma copie de la fin du monde
    Une copie de certains de mes usages du web est pratique en cas de coupure d’Internet (ou si je n’avais juste pas accès à Internet).
  2. Une copie pour diminuer mon bilan carbone
    Cette copie me permet quelque part, d’économiser de la bande passante et donc de réduire mon émission de CO2 (rassurez-vous, je ne me suis pas arrêté à ça). En effet, au lieu d’aller 10 fois sur Youtube voir le même documentaire sur le design, de mettre en boucle la même playlist musicale en streaming, ou de regarder toutes les recettes de curry de lentilles pour trouver la meilleure, j’ai tout ça en local sur ce disque dur externe.
  3. Une copie en cas de suppression du Web
    Si vous saviez le nombre de contenus qui ont disparu d’Internet ! Des vidéos retirées, des documents censurés, des logiciels qui ont disparu, des articles supprimés, de la musique qui disparaît… Bref, je me crée ma propre copie privée, en cas de censure ou de suppression.
  4. Une façon de faire de le tri et l’état de mes usages du numérique et du web
    Utiliser des outils numériques et le web, c’est une grande part de mon quotidien. Et avec les années, j’ai appris à simplifier, enlever, retirer, ne plus m’encombrer et essayer de moins dépendre. Au final, avec cette sauvegarde, cela me permet de lister ce qui est vraiment essentiel pour moi en matière de contenu numérique en ligne. Un peu comme si j’étais dans une médiathèque et que je devais choisir, 10 livres, pas un de plus.

Comment j’ai sauvegardé mon Web sur un disque dur

Comment m’y suis-je pris ? Tout d’abord il m’a fallu un support de stockage, en l’occurrence, un disque dur de 1To. C’est énorme et c’est pas beaucoup, mais il me fallait de toute façon une contrainte de support.

Ensuite, je l’ai chiffré, pour le rendre inutilisable si quelqu’un essaye de l’ouvrir. Si quelqu’un le consulte, ce serait un peu comme donner accès à l’ensemble de ses préférences / centres d’intérêts / listes de contacts, etc. Son univers numérique c’est privé (et j’en profite : n’installez pas StopCovid si vous tenez à votre vie privée). Pour le chiffrement, il y a plein d’outils (sur Windows, il y a AxCrypt, GnuPG, DiskCryptor, j’en passe…).

Enfin, j’ai listé une arborescence dans laquelle j’ai mis mes usages quotidiens : travailler (donc des logiciels, banques de brush, des typos, etc.), lire (donc des livres numériques, des guides, des manuels, etc.), apprendre (donc Wikipedia, des playlists Youtube, des podcasts, etc.), et bien d’autres usages. Ces usages m’ont permis de créer un ensemble de dossiers sur mon disque dur.

Voici la liste actuelle :

Mon arborescence détaillée

J’ai créé une arborescence assez simple qui recueille l’ensemble de ce que j’ai mis dans cette sauvegarde, à savoir :

  • Mes documents personnels
  • Mes documents publics

Dans les documents personnels, j’y ai mis :

  • Mes documents officiels :
    • carte d’identité
    • passeport
    • carte vitale
    • justificatif de domicile
    • RIB
    • documents professionnels (statuts d’entreprise, etc.)
    • une vidéo de chez moi où je répertorie mes biens (pour l’assurance, en cas d’incendie ou de cambriolage…)
    • etc.
  • La liste de mes contacts :
    • Les contacts importants (avec mail et téléphone et adresse)
    • L’ensemble des contacts mails
    • L’ensemble des contacts téléphoniques
  • Des photos de famille classées par membre de la famille

Dans les documents publics, et c’est là le plus intéressant, j’y ai mis :

  • Des cartes
    • cartes de France,
    • cartes du monde,
    • cartes détaillées de certaines villes (Lyon, Paris…)
    • cartes des CHU en France
    • un logiciel de cartographie qui fonctionne en local (Sur mobile, il y a l’excellent Maps.me)
  • De quoi faire du code
    • guide de HTML, CSS, JS,
    • des exemples de code déjà créés
    • des librairies
  • Des logiciels portables (pas besoin de les installer pour les faire fonctionner)
    • 7Zip
    • Audacity
    • FileZilla
    • Firefox
    • Gimp
    • Inkscape
    • Kolibri
    • Libre Office
    • Des outils de chiffrement
    • NotePad++
    • PDF Reader
    • Scribus
    • VLC
    • et quelques autres…
  • Des livres ainsi classés :
    • alimentation, recettes, etc.
    • communications, guide de radio amateur (Baofeng notamment…)
    • dictionnaires (français, anglais, traducteurs…)
    • des centaines de romans ou autres livres (en ePub, en PDF, etc.)
    • des manuels sur la santé, les soins, la médecine, etc.
    • des manuels de permaculture, agriculture, élevage, etc.
    • etc.
  • Des notices de fabrication :
    • fabriquer une éolienne
    • fabriquer des meubles
    • fabriquer un composteur
    • fabriquer un four
    • fabriquer des ruches, un poulailler, etc.
    • et bien d’autres notices de fabrication…
  • Un système d’exploitation :
    • en l’occurrence j’ai choisi Tails avec qui j’ai bossé il y a fort longtemps.
  • Wikipedia en local en Français et anglais
    • Je vous en parle plus bas dans cet article.
  • Des vidéos que j’ai pu récupérer sur YouTube avec les chaînes suivantes :
    • Northmen
    • Les Chemins de la Nature
    • La grotte du Barbu
    • Permaculture
    • Primitive Technologies
    • Sciences étonnantes
    • Thinkerview
    • Bloqués
    • J’en passe… évidemment 😉
  • De la musique :
    • Là je ne vous donne pas la liste, c’est trop long 😉

Comment j’ai récupéré la plupart du contenu ?

Télécharger des livres :

Pour les livres, il y a énormément d’ouvrages au format ePub sur Internet. J’en ai profité aussi ces dernières semaines car avec le confinement, plusieurs maisons d’éditions ont mis en ligne des ouvrages de façon gratuite, je pense notamment à La Fabrique ou Libertalia (leur offre est terminée mais leurs ouvrages valent vraiment le coup!). Enfin, il y a évidemment au projet Gutemberg, Gallica, ce catalogue des livres francophones et j’en passe (vous trouverez beaucoup de sources sur ce site).

Télécharger des vidéos Youtube :

Là, c’était un peu plus élaboré. En effet, j’ai quelques dizaines de chaînes Youtube que je consulte, auxquelles je suis abonné et que je serai un peu déçu de voir disparaître. Alors, je les ai téléchargées en intégralité tout en les compressant à la volée pour ne pas que chaque vidéo pèse des centaines de Mo. Pour ce faire, j’utilise 4K video Downloader, qui fonctionne parfaitement bien. J’ai donc téléchargé des chaînes Youtube en intégralité, des playlists de vidéos, des documentaires et aussi des playlists musicales (car avec ce logiciel je peux convertir à la volée les vidéos en format mp3, donc sans la vidéo, juste avec le son)

Télécharger des playlistes musicales :

Sur Youtube, j’ai donc téléchargé quelques playlists musicales avec toujours le même outil (4K video Downloader), mais j’ai également pu télécharger avec cet outil des playlists et l’intégralité d’artistes qui diffusent leur musique sur Soundcloud. Évidemment, ceci m’évite là encore d’écouter en streaming la musique à longueur de temps. Là, j’ai tout en local, c’est moins énergivore et bien plus pratique.

Télécharger un système d’exploitation :

J’ai choisi TAILS (que vous pouvez télécharger ici), un système d’exploitation portable qui protège votre vie privée et vous aide à contourner la censure.

Télécharger des logiciels « portables » :

Pour les logiciels, c’est assez facile car mise à part la Suite Adobe (Photoshop & co), je n’utilise que des logiciels libres. Et souvent, les logiciels libres existent en version portables, autrement dit : que l’on n’a pas besoin d’installer. Voici ma petite liste :

Question : je suis curieux de savoir quels logiciels vous auriez ajouté ?

Télécharger des documents PDF :

Tout dépend de ce que vous cherchez… Mais sur Google ou d’autres moteurs de recherches, il vous suffit de taper : « LaRechercheQueVousVoulez filetype:pdf », ce qui donne ceci :

Pour ma part, j’ai surtout cherché des guides de fabrication, de permaculture, des livres de recettes, des dictionnaires, des thèses, des livres, etc.

Télécharger Wikipedia en local et déconnecté :

Je pensais que c’était plus compliqué que ça… mais en fait, ça se fait facilement. En trois étapes :

Télécharger des cartes de France :

Là, c’était moins évident. Au début, je voulais télécharger Maps.me en local offline ou encore OpenStreetMap, mais je n’ai rien trouvé de simple. Alors, j’ai fait des recherches de grandes cartes détaillées en PDF avec notamment les réseaux routiers, les villes principales, les hôpitaux, etc. Si vous avez de meilleures solutions, je suis preneur 😉

Une interface pour accéder à tout ça facilement

Vous le savez, je suis designer graphique et numérique et pour pouvoir accéder en local, à tout ça, j’ai créé une interface en HTML toute simple avec la liste des dossiers ainsi que quelques raccourcis vers des fichiers ou des outils dont je me sers souvent.

Conclusion

Bref, je suis assez content du résultat, j’ai obtenu ce que je voulais : un énorme bout d’autonomie numérique (et donc une autonomie au niveau de mon savoir, de mon travail, de mes divertissement, de mes connaissances, etc.) et j’ai pris vraiment plaisir à faire ce projet. Si vous voulez avoir la même chose : faites-le vous même, avec vos recherches, vos goûts, vos idées, car je ne mettrai par ces centaines de Go en téléchargement en ligne, ça n’aurait aucun sens 🙂

Je tiens aussi à souligner qu’en plus de cette base de contenus, il y évidemment des années de savoirs-faire (apprendre le design, apprendre à programmer, à créer mes propres outils numériques, des logiciels, mes propres fontes, etc.). Et tout ça, c’est ça de moins qui pèse sur un disque dur 😉

Les prochaines étapes pour moi sont les suivantes :

  • continuer de remplir mes dossiers de vidéos, de livres, de guides de fabrication, etc.
  • trouver une solution cartographique portable et offline.
  • ajouter d’autres contenus pour le travail (un bon dossier de typos, de pictogrammes (je cherche notamment l’équivalent de NounProject en local / offline).
  • mettre à jour de temps en temps ce disque et le conserver précieusement, voire le dupliquer pour avoir plusieurs backup.

De votre côté, je suis curieux de savoir ce que vous en pensez, ce que vous auriez ajouté, ce qu’il me manque, etc. N’hésitez pas à me le dire dans les commentaires et à raconter à quoi ressemblerait votre web offline pour votre autonomie numérique, en attendant la fin du monde 😉


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vers un design de l’autorité ? – Graphisme & interactivité

La journaliste de France info, Élise Lambert a publié ce matin quelques visuels issus des transports en commun parisien et tout y est pour essayer de faire respecter les fameux « gestes barrières » : autocollants, lignes au sol, signalétique, affiches, etc. Depuis plusieurs semaines, notre langage visuel quotidien s’est vu être enrichi sur de nombreux types de supports dans les transports et ailleurs avec plusieurs centaines de symboles, éléments graphiques et autres systèmes basés sur le design pour promouvoir les messages gouvernementaux.

Ainsi, je voulais vous partager une revue de ces différents éléments de design qui sont là pour essayer de rappeler (par le martèlement visuel, mais aussi par les slogans publicitaires, les affiches criardes, les pictogrammes, etc.) ce qu’il faut faire et ne pas faire/

À mes yeux, cette utilisation du design est là pour asseoir une forme de d’autorité, une forme de soumission, une forme de résignation et aussi une forme d’acceptation du peuple faces aux messages officiels. Évidemment, on peut dire que c’est pour la bonne cause puisque si les gens font les bonnes actions, des vies seront sauvées. Et ça, c’est indéniable (je le précise, au cas où certaines personnes penseraient l’inverse).

D’un autre côté, je me dis aussi que l’utilisation de ces formes de design autoritaire vient infantiliser les humains et permette aussi à chacun de faire respecter les règles aux autres (par la pression sociale) :

  • Comment bien vous laver les mains
  • Comment bien porter un masque
  • Comment bien nettoyer votre chez-vous
  • Voici l’endroit où il faut que vous vous trouviez dans la gare
  • Comment tenir tel objet
  • Là où il ne faut pas être, pas s’asseoir,
  • etc.

Du graphisme «responsable»

On peut parler du style graphique avec des pictogrammes simples, et notamment celui du masque, vraiment pas évident à dessiner. En effet, si on considère le visage comme un rond, il faut dessiner par dessus la silhouette du masque en contre forme comme ci-dessous… Et espérer que ça ressemble à quelque chose.

Le marquage au sol

Là aussi, on reprend la forme des petits cercles mais cette fois-ci ils sont au sol et sont là pour inviter les voyageurs en gare à garder une distance dite « de sécurité ». Évidemment, cela ne tient pas compte des flux de voyageurs qui se déplacent et cela ressemble vraiment à un jeu grandeur nature ce qui n’est pas pour me déplaire.

Des symboles pour le mimétisme

Le langage graphique est multiple et fait appel à des choses que les gens connaissent : des pointillés comme sur la route afin d’indiquer des distances de sécurité (vous vous souvenez sûrement du slogan « 1 trait = danger, 2 traits = sécurité »). Les mots employés sur les affiches semblent souvent agréables et autoritaires (passifs agressif ?). On évite les pictos sens interdit ou les points d’exclamation, on préfère la couleur bleue, et les visuels invitant au mimétisme.

Interdire ce qui était permis avant

Pour les sièges dans les transports, il y avait déjà des règles : les plus âgés, les personnes handicapées et les femmes enceintes sont prioritaires. Tout ceci était déjà graphiquement chorégraphié avec des pictos, des couleurs, des tailles de typo différentes. Mais là, le design ajoute des règles aux règles.

Le numérique publicitaire

Dans les lieux d’accueil, la plupart des écrans numériques sont informationnels ou publicitaires (souvent publicitaires d’ailleurs). Ici, on reprend ces affichages pour informer toujours avec des pictogrammes simplistes… Rien de très intéressant visuellement. Pourquoi ne pas avoir utilisé les capacités du numérique ? (vidéo, photo, typographie animée, etc.)

Une archéologie du design autoritaire ?

Ci-dessous un exemple dans un ascenseur, un des espaces publics les plus confinés qui existe mais dans lequel il faut aussi respecter dorénavant « les distances de sécurité ». J’imagine que quelqu’un, un jour, ira faire de l’archéologie graphique de ces signes invitants, qui deviendront, je l’espère désuets et inutiles.

Me viennent quelques questions qu’il serait intéressant de se poser.

Est-ce que l’autorité par le design est efficace ? On connait déjà les poubelles qui invitent à trier les déchets et les affichettes qui interdisent de jeter ses mégots par terre. Ces créations vont-elles faire effet et changer les habitudes ?

Est-ce que l’autorité par le design en cette période de Coronavirus marque le début de l’acceptation des autres formes d’autorités ? Je pense notamment à la reconnaissance faciale dans certains lieux, par la distanciation physique dans d’autres, par l’interdiction de courir ou de porter tel ou tel vêtement ou encore l’interdiction de s’arrêter sur place dans tel ou tel espace physique.

Est-ce que l’autorité par le design ne fait pas des designers des bras armés du pouvoir ? Si on imagine le designer comme quelqu’un capable d’aider les gens à comprendre, à adhérer à des idées, à utiliser telle ou telle chose, à se repérer, à quel moment le designer refusera de délivrer un message politique qui appuie l’autorité de l’État pour écraser les citoyens (les plus démunis comme souvent) ?

Et enfin, si je ne devais garder qu’une question, ce serait la suivante : dans mon éducation au design, j’ai appris que pour faire un bon design, il faut retirer, retirer, retirer… et c’est quand il n’y a plus rien à retirer ni à ajouter qu’on arrive à un bon design. Ainsi, la sur-enchère du design dans les grandes villes (design écolo, design social, design de services, design de la mobilité, design de la surveillance, design anti-attentat et maintenant design sanitaire…), quand bien même ces formes de design sont bien conçues par des designers attentionnés, ne va-t-elle pas faire de nos villes, des amoncellements de signes, de formes, de messages, de visuels, de sons, d’outils qui donnent ainsi à nos villes la pire forme de design qui soit ?

Pour conclure, j’invite chacun à aiguiser son regard et se demander régulièrement :

  • De quelle entité émane ce visuel, ce design ?
  • Y a-t-il une signature ? Un logo ?
  • Est-ce une entreprise qui me demande de faire quelque chose ? Est-ce l’État ? Est-ce une autre entité ?
  • Quels sont les moyens graphiques / expressifs utilisés ? Pourquoi ceux-là plutôt que d’autres ?
  • Pourquoi veut-on que je fasse cette action ? Quel est l’effet recherché ?
  • Est-ce que les gens s’arrêtent et observent ? Est-ce qu’ils parlent des règles qu’ils ont vu ?
  • Si je ne fais pas ce qui est demandé, que va-t-il de passer ?
  • Puis-je faire autrement ? Ai-je encore le choix ?

Bref, je me demande si le design nous offre-t-il encore la possibilité de ne pas respecter ses consignes ?

Les visuels allégés par mes soins viennent de Emmanuel Meneghini, Élise Lambert, Gilles Klein, Marlène Dolveck.




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spécial Coronavirus & surveillance – Graphisme & interactivité

Podcast Hackstock : spécial Coronavirus & surveillance – Graphisme & interactivité


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Une archives graphique des mouvements radicaux, ouvriers et anti-capitalistes. – Graphisme & interactivité

Leftovers est un projet qui vise à créer une archive en ligne des publication des mouvements radicaux, anti-oppressifs et ouvriers. On y plonge comme dans une bibliothèque ancienne mais aux propos parfois résolument actuels. On nage ensuite parmi les centaines de revues, de couvertures, d’illustrations Cette plateforme permet donc la diffusion de ces documents souvent éphémères, parfois détruits ou perdus… Mais là, tout est classé, daté, trié et contextualisé. Bref, un vrai bonheur pour retracer ces mouvements, les campagnes et les luttes sociales, éclairant parfois les grandes histoires de la résistance du peuple.

On en prend aussi plein les yeux d’un point de vue graphique, je ne vous le cache pas, entre les couleurs, les typos, les illustrations, les formats, les jeux graphiques, les compositions… de quoi donner des idées aux visuels parfois « marketing » ou trop « papier-glacé » de certains mouvements de lutte ?

L’archive est en grande partie un travail en cours, mais toute l’équipe derrière ce projet se mobilise pour compléter ce travail. Vous même, vous êtes invités si vous le souhaitez, à ajouter des métadonnées et à catégoriser le contenu.


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l’histoire du hacker Kevin Mitnick – Graphisme & interactivité

[Podcast] Hackstock : l’histoire du hacker Kevin Mitnick – Graphisme & interactivité


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Pourquoi faire un logo en temps de crise ? #opérationRésilience – Graphisme & interactivité

Vous l’avez peut-être vu passer dans l’actualité, ce logo mis en ligne par l’État Major Français (présenté sur twitter) vient présenter et marquer visuellement l’opération Résilience.

L’opération Résilience est une opération militaire menée par l’Armée française sur son territoire national à partir du 25 mars 2020, dans le contexte de la pandémie de Covid-19 en France. Dans ce contexte, les Forces armées sont mises à contribution, notamment avec l’élément militaire de réanimation (EMR) installé à Mulhouse, mais également avec le dispositif d’évacuation médicale aéroportée « Morphée » ou encore le porte-hélicoptères amphibie Tonnerre qui évacue les malades de la Corse vers Marseille.

Bref, lors de cette présentation le président de la République, Emmanuel Macron a annoncé 25 mars la création de l’opération Résilience. Un mot fort qui aborde la question du rétablissement après un choc (physique, émotionnel, psychologique, etc.). S’en est suivi de la présentation de ce logo (qui n’en est pas réellement un, mais on le verra plus bas)

Structure du visuel

Comme l’opération Résilience dépend du Service de santé des armées, de l’Armée de terre, de l’Armée de l’air, de la Marine nationale et de la Gendarmerie nationale, on retrouve la symbolique graphique de la terre, de la mer et de l’air (avec les lignes qui remontent), puis des couleurs du drapeau tricolore : bleu, blanc rouge.

On peut aussi imaginer que ces lignes représentent la stabilité, la secousse, et l’envol… Qu’en pensez-vous ?

Ensuite vient s’ajouter la symbolique de l’hexagone français (au cas où nous aurions eu un doute) et deux lignes rondes, courbes, comme deux mains qui viennent protéger, englober cette sphère.

Une forme assez commune pour montrer la protection, comme en témoigne ces logos et visuels (trouvés en ligne) présentés ci-dessous.

Le visuel au final, une fois accompagné de sa typo, de ses couleurs, de sa forme circulaire, devient assez fort, autonome aussi, comme un autocollant ou un patch pourrait l’être : multi-supports.

Quelques réactions

Comme souvent en matière de logo, les commentaires sur les réseaux sociaux ne se sont pas fait attendre sur ce visuel :

  • « Pas très accessible en terme de couleur »
  • « Seuil de lisibilité j’écrirai ton nom en petites lettres ! »
  • « Quelle horreur. »
  • « “Résilience” de quoi ?? Et ils en ont même fait un logo… Le petit génie du marketing ne pourrait pas aller cueillir des fraises, plutôt ? Je n’en peux plus…»
  • « Nous sommes sauvés ! L’opération Résilience a un logo ! Bon, sinon, on n’a pas de masques, pas de combinaisons, pas de tests, pas de chloroquine, pas de respirateurs.. »
  • « Qui a validé ce logo ? #OperationResilience #resilience #photoshoppourlesnuls »
  • « Petites questions: combien a coûté la création de ce joli logo? Cet argent n’aurait-il pas été mieux employé à acheter des masques pour les soignants? #Macron #resilience »

Moi-même je me questionnais sur la raison d’un tel logo en temps de crise…

Ce logo n’est pas un logo

Et là où est la maladresse c’est qu’en réalité, il ne s’agit pas d’un logo, il s’agit… d’un écusson de l’armée. En effet, l’armée, pour ses différentes missions réalise depuis plusieurs années des écussons qui viennent rassembler, identifier et créer de la cohésion avec les soldats et leur mission. Voici ci-dessous quelques écussons issus des opérations Chammal, Barkhane, Serval, etc.

Ces écussons ne sont donc pas des logos destinés à être placardés sur des affiches, des t-shirts, des sites Internet et à être réemployés par d’autres structures. Ces écussons sont des visuels liés à une missions et ne servent pas à convaincre le grand public d’un quelconque intérêt.

Un logo en temps de crise ?

Un regard sur le visuel de l’Opération Résilience est donc à avoir avec beaucoup de recul, cependant, la question que je me pose et que je souhaite vous poser, en dehors de cet écusson, est la suivante : à quoi cela servirait de faire un logo en temps de catastrophe ? Le gouvernement, pour faire passer des projets politiques utilise souvent le marketing (avec beaucoup « d’éléments de langage » comme ils disent) comme par exemple :

  • la loi Hadopi qui avait un logo et une charte graphique (souvenez-vous),
  • le projet « Emplois d’Avenir » sous Hollande avait lui aussi un logo (et quel logo…)
  • et bien d’autres logos ne sont pas là pour soutenir des lois ou des projets mais sont plutôt des logos d’institutions (voir cet article à ce sujet)
  • Enfin, il y a la « marque d’état » à savoir, la charte graphique du gouvernement qui a été mise en ligne il y a peu de temps.

Bref, quel serait l’intérêt d’un logo en temps de crise ? Pour rassembler la nation ? Les citoyens ? Pourquoi pas plutôt une affiche ? Une illustration ? Une chanson ? Une photo ? Un geste symbolique (applaudir à sa fenêtre à 20h) ? Un logo est là pour porter le message d’une entité, la faire voyager, marquer la présence de cette entité, rappeler qu’elle existe et faire comprendre son identité.

Cela semblerait donc totalement hors-sujet que l’état propose un logo de crise pour la sur-signifier dire que la crise est bel et bien là, qu’il faut s’en rappeler. Ou alors, serait-ce encore du marketing pour nous faire faire d’autres choses ? Aura-t-on droit à un logo pour les mesures d’austérité qui débarquent ?

Gardons l’œil ouvert. Les deux même.




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les projets en temps de Coronavirus #Covid-19 – Graphisme & interactivité

J’espère que vous allez bien, que vos familles et proches aussi. Ici, en cette période de confinement, je travaille (même si beaucoup de clients ont annulé leurs projets), j’en profite pour approfondir mes lectures, pour peaufiner ce plugin, et je tente comme depuis des années de me diriger vers un avenir un peu plus résilient.

Bref, je ne suis pas le seul, et avec la pandémie gravissime que nous traversons, j’ai cherché un peu sur Internet, sur Twitter et via quelques contacts, les projets de designers, d’artistes, de makers, en lien avec le coronavirus. L’idée n’étant pas de dire « ils vont nous sauver », mais si, modestement, certains de ces projets peuvent aider à moins souffrir, à se changer les idées, à œuvrer à une action d’amélioration d’habitabilité du monde (et on en a bien besoin en ce moment), ils méritent qu’on en parle.

Le masque de Décathlon

La nouvelle a fait le tour du web, avec le masque « Snorkeling Easybreath » de Décathlon (qui sert habituellement à faire de l’observation en eaux peu profondes), il est possible de faire un masque respiratoire pour les hôpitaux en y ajoutant un petit dispositif réalisé grâce à une imprimante 3D. Ce masque intégral a la particularité de couvrir l’ensemble du visage des plongeurs et permet de respirer dans l’eau par le nez et par la bouche.

→ voir la source du projet


Le jeu de la grenouille

Réalisé par Eline Snel et inspiré de son livre « Calme et attentif comme une grenouille », voici un jeu de l’oie version grenouille ! Il suffit de télécharger l’illustration, de prendre un dé et d’appeler vos enfants 😉 Les cases sont l’occasion de faire des petits exercices d’attention, de relaxation ou d’empathie. Il y a beaucoup de projets mis en place pour les enfants (notamment pour France4 qui met en place des cours pour les enfants) mais celui-ci m’a tapé dans l’œil 🙂

voir la source du projet [téléchargement]


Ouvrir les poignées de porte avec son coude

Toujours dans la famille « impression 3D », voici un projet qui sert à ouvrir les poignées de porte avec son coude. Ce genre de dispositif est très utilisé dans les hôpitaux mais jamais à domicile. En effet, les professionnels de la santé ont clairement indiqué que l’une des meilleures façons de rester en bonne santé est d’éviter de toucher, avec ses mains, les surfaces publiques, telles que les poignées de porte. Les poignées de porte sont parmi les objets les plus infestés de germes dans les maisons, les hôpitaux, les usines, les maisons de retraite, etc. et ces germes peuvent facilement pénétrer dans votre corps si vous touchez votre visage après avoir ouvert ou fermé les portes avec vos mains.

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Le masque NanoHack à imprimer en 3D

Les hôpitaux du monde entier sont en manque de masques N95 (et FFP2, FFP3, etc.) et l’objectif de ce projet est de proposer une réponse à ce problème de manière économique, rapide et décentralisée grâce à la conception distribuée et non propriétaire. Ce masque, une fois imprimé vous permettra ensuite d’y ajouter un système de filtration et un joint d’isolation afin de pouvoir l’utiliser et le distribuer à ceux qui en ont besoin.

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Un masque anti-projection pour les yeux

Encore un masque, mais cette fois-ci, un masque anti-projection qui permet de protéger les yeux. Le design de ce projet est très simple et sa fabrication aussi. Son objectif ? Proposer un système de protection oculaire pour les personnels de santé.

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Le coronavirus tricoté (pour se détendre)

En cette période de stress dû à l’épidémie de COVID-19, voici un projet pour soulager le stress et la peur. La distanciation sociale et l’auto-quarantaine peuvent commencer à devenir ennuyeuses… alors pourquoi ne pas passer un ou deux heures à réaliser soi-même son propre coronavirus en laine ? Une fois réalisé, la conceptrice de ce projet nous invite aussi à nous en servir comme de poupée vaudou ! Chaque fois que vous êtes stressé ou frustré par cette situation : plantez-y une épingle !

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Le coronavirus expliqué aux enfants

Les enfants se questionnent eux aussi sur ce virus, cette pandémie, sur pourquoi il faut rester à la maison.. Ainsi, une très belle initiative signée par Élise Gravel vous permet d’échanger avec les enfants à ce sujet via une petite bande-dessinée.

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Un kit d’affichage pour soutenir le service public

En France, on a des graphistes fabuleux, et Gérard Paris-Clavel en fait partie. Il œuvre pour les luttes sociales depuis de nombreuses années en donnant des mots et des images aux causes sociales, engagées et engageantes. Pour soutenir le Service Public, il a créé ce kit de fenêtre à imprimer… Ça reste plus longtemps que les applaudissement à 20h.

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Une boîte en plexi pour intuber sans risque

À Taiwan, Lai Hsien-yung (賴賢勇), anesthésiste du Mennonite Christian Hospital à Hualien, a imaginé ce cube en acrylique (marche aussi avec du polycarbonate) pour diminuer drastiquement le risque de transmission du virus lors de l’intubation endotrachéale des patients. C’est simple, efficace, ça peut être fabriqué en environ une demi-heure pour une cinquantaine d’euros. On remarquera les deux trous dans la vitre qui permettent de laisser passer ses mains tout en étant protégé.

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Un projet (fictif pour l’instant) de

Les architectes italiens Carlo Ratti et Italo Rota se sont associés au studio d’ingénierie Jacobs et au studio numérique Squint / Opera pour concevoir cette capsule de soins intensifs dans un conteneur de transport. L’objectif de ce conteneur-unités de soin est de délester un peu les hôpitaux luttant contre la pandémie de coronavirus. L’objectif est qu’ils puissent être rapidement déployés dans des villes du monde entier, répondant rapidement à la pénurie d’espace et à la propagation de la maladie. Le prototype est en cours de construction dans un hôpital de Milan. Affaire à suivre donc.

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Un respirateur artificiel… en bois !

Un groupe de concepteurs espagnols tente à son tour de soulager la crise des ventilateurs qui servent aux patients atteints du Covid-19. Ainsi, ils ont développé une machine ultra-simple qui utilise un moteur d’essuie-glace de voiture pour transformer une poche de réanimation manuelle en aide respiratoire automatisée. La machine peut être fabriquée en quatre heures par une personne non formée, en utilisant des matériaux simples comme le bois, l’acrylique ou l’aluminium. «Vous n’avez pas besoin d’outils spéciaux. Tout ce dont vous avez besoin, c’est d’une scie », explique Lluís Rovira Leranoz, l’un des créateur du projet OxyGEN.

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Et pour la suite ?

Vous l’aurez compris, j’ai fait une sélection et je n’ai volontairement pas montré les détournements de logos des grosses entreprises, les gens qui vendent des t-shirts et des badges sur le Coronavirus, les milliers de blagounettes diffusées sur les réseaux sociaux, les journaux de bord de personnes bourgeoisement confinées, etc. tout ceci est un peu hors propos à mes yeux.

Un peu comme si, en tant de crise, les soignants soignaient, les journalistes allaient sur le terrain, les photographes offraient un regard sur le monde, les boulangers nourrissaient la population et les designers… divertissaient les gens et les faisant marrer. On vaut mieux que ça non ? 😉 Évidemment, si vous avez des projets intéressants à partager, les commentaires sont ouverts pour cela !

Sachez qu’iil y a aussi énormément d’appels à projets (sanitiser design competition, appels à solutions innovantes, hacking health camp 2020, j’en passe…) sur lesquels vous engager.

Aussi, certaines personnes (étudiants en design, designers, etc.) m’ont aussi écrit pour savoir ce qu’elles pouvaient, ce qu’elles devaient faire faire. Elles n’avaient pas trop de travail et voulaient se rendre utile. Tout d’abord, dans cette question, j’y vois une occasion de se rendre utile, pour les autres, sincèrement, et pas pour se faire mousser sur les réseaux sociaux. Tout ça, simplement, sans technologie, sans surplus de moyens… Ensuite, j’y vois aussi une occasion de questionner son rapport à soi, son rapport à son utilité aux autres, son utilité au monde (je parle de tout ça ici) et son rapport au temps aussi : beaucoup retrouvent cette sensation de « temps long » et avouent qu’ils n’arrivent pourtant pas à être « productifs ».

Comprenez : « Chic, je suis confiné pendant 2 mois chez moi ! Vite vite, je vais apprendre le violon, le Python, écrire un livre, en lire cinq et faire tous ces projets dont je rêve depuis des années mais pour lesquels je n’ai jamais pu consacrer une après-midi ». De quoi se rendre compte qu’on n’y arrivera pas, de quoi se rendre compte surtout que beaucoup d’entre nous gèrent déjà leur travail, mais aussi leurs enfants à la maison, leur foyer, leur couple, leurs parents, leur maladie, leurs angoisses, leur fatigue de l’année… (certains viennent aussi d’installer Animal Crossing, bon courage ;-)) Ne culpabilisons pas de ne pas tout faire ni de ne pas inventer ce projet génial qui va endiguer le Coronavirus et rassurer les gens.

Enfin, essayons de prendre conscience que ce « temps long » imposé est peut-être finalement une bonne chose. Qu’on pourra peut-être en garder un peu, garder ce rythme, garder cette décroissance, cette vie parfois un peu plus simple. Pensons à tous ces achats qu’on ne fait plus, tous ces voyages en avion qu’on ne prend plus, toutes ces photos Instagram de sa vie passionnante qu’on ne poste plus, mais aussi ces liens familiaux que l’on ressert, ces choses que l’on fait de ses propres mains, ces moments de calme à écouter les oiseaux en ville…

Bref, essayons.




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[plugin] Qui possède les médias que nous lisons ? – Graphisme & interactivité

Il y a peu, j’ai créé un petit plugin pour les navigateurs Firefox et Chrome afin de savoir à qui appartiennent les grands médias que nous lisons. C’est assez minimaliste, pas trop intrusif ni « orienté ». Avec cela, je me dis qu’on pourra mieux savoir qui sont des personnes comme Xavier Niel (qui possède notamment LeMonde), la famille Dassault (qui possède notamment Le Figaro), François Pinault (qui possède notamment LePoint), ou encore la famille Mohn (M6, RTL, etc.)…

Évidemment, cela va sans dire que le fait qu’une personne soit actionnaire majoritaire dans un média ne fait pas que les journalistes sont à la solde de cette personne. Cela est une évidence, mais je suis sûr qu’il est bon de le rappeler 😉

→ télécharger le plugin pour Firefox

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Présentation

📰 Chaque jour nous lisons la presse en ligne. Via un lien, un tweet, un message publié sur Facebook. Tout cela nous influence et nous fait comprendre le monde avec un certain regard.

🔍 Mais savons-nous à qui appartiennent les médias que nous lisons ? Moi, je ne le savais pas, c’est pourquoi j’ai créé ce plugin.

💰 Une fois installé, ce plugin permet de savoir qui est l’actionnaire majoritaire qui possède financièrement le média en question.

👀 Sur chaque nom, il y a un lien vers la page Wikipedia de l’actionnaire afin de mieux le connaître.

Exemple

Ce plugin, je l’ai développé avec Léo, mon ami et développeur de toujours, je tenais donc à le remercier et le féliciter à nouveau, ici, publiquement ! On s’est basé sur les sources du Monde Diplo (on en parle sur notre Github)

Pour la suite : n’hésitez pas à me faire des corrections, à me dire quel médias ajouter (avec son actionnaire majoritaire évidemment). Tout ceci est bien évidemment perfectible et je suis preneur de vos retours, comme toujours 🙂

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